Le travail de l'apiculteur est très varié tout au long de l'année et se calque sur la vie de la ruche et la biologie de l'abeille.

 

Rucher sous les acacias en fleurs

La saison d'apiculture commence avec les premiers rayons de soleil, dans notre région dès le mois de janvier: si la température s'élève au dessus de 12 °C les abeilles sortent de la ruche pour butiner les premières fleurs. Celles-ci sont peu visibles pour nous: les noisetiers, les frènes, le petit houx, le buis, représentent des apports de pollen précieux. Les abeilles profitent aussi de ces jours de températures clémentes pour effectuer leur "vol de propreté": elles nettoient la ruche et sortent pour déféquer à l'extérieur.

 

En Février et début mars si le temps est favorable la reine commence à pondre et il y a un début d'élevage de larves nourries avec du pollen frais de plus en plus abondant . On voit fleurir les amandiers, les saules, les ormes, les premiers pissenlits, les romarins, les lauriers, les prunelliers, les cornouillers, les merisiers. La ruche vit encore sur ses réserves de miel de l'été dernier car le nectar n'est pas encore très abondant.

 

Ruche louées pour la pollénisation

Enfin le mois d'avril arrive, et avec lui toutes les fleurs du printemps, c'est une abondance de nourriture. Les butineuses s'épuisent au travail elles ne vivent que quelques semaines. Pour les remplacer la reine pond jusqu'à 2000 oeufs par jour, les nourrices sont en effervescence.

Pour nous, c'est le moment de répondre à la demande de location de ruches des arboriculteurs pour la pollinisation de leurs cultures. Nous transportons une partie de notre cheptel dans les vergers de pruniers, de pommiers, de kiwis, etc.... 

La production de miel commence pour les colzas et bruyères blanches. La ponte de la reine s'accélère au point d'avoir, si on a une période de pluie, une surpopulation d'abeilles. Dans ce cas nous en profitons pour créer de nouvelles colonies, pour remplacer les pertes de l'hiver ou pour agrandir les ruchers.

 

Conrole des ruchesRucher devant un champ de colza en fleurs

Début mai c'est déjà la récolte du miel de colza et la transhumance des ruches dans les forêts d'acacias. Cette floraison est très courte et très incertaine, on ne récolte du miel que certaines années dans de très bonnes conditions météorologiques .

 

Le mois de Juin arrive déjà avec les transhumances vers les forêts de châtaigniers et tilleuls sur le piémont Pyrénéen, la bourdaine, les bruyères érica dans la forêt Landaise. C'est aussi le moment ou la multitude de fleurs permet de récolter ce fameux miel de mille fleurs, très différent selon que les ruchers sont situés en zone de plaine, de forêt, de Causse, ou de montagne. 

 

Hausses désoperculées

C'est en Juillet que l'on voit jaunir les champs de nos plaines: des millions de petits soleils occupent nos butineuses. Les tournesols sont en pleine floraison et cela jusqu'au 15 Août qui marquera la fin de la miellée. C'est la dernière et la plus importante, c'est aussi pour nous le temps de la dernière et plus importante récolte de l'année. Il y a beaucoup de travail à la miellerie: Les miels sont triés avant l'extraction, placés en fûts pour la phase de maturation, et enfin conditionnés en pots tout au long de l'hiver.

 

En Septembre on s'assure déjà que les colonies aient assez de réserves pour passer l'hiver, 20 à 30 kg de miel leur seront nécessaires pour cela. C'est le moment de réduire les entrées des ruches au moyen de grilles spéciales, pour les protéger des attaques de frelons et de souris.

 

Mise en rouleau de la cire

Octobre, Novembre Décembre, ne sont pas des mois de repos complet pour les abeilles .. Dès que la température le permettra on verra des butineuses sortir de la ruche en quête d'eau, de nectar ou de pollen qui servira à maintenir en vie ces abeilles d'hiver. Celles-ci ont la chance de vivre plus longtemps puisque moins actives.

Pendant cette période de froid nous fabriquons la cire gaufrée, pour la placer dans les nouveaux cadres, nous transformons notre miel en bonbons ou nougats, et nous préparons les nouvelles ruches et les nouvelles hausses pour l'été prochain .

 

C'est aussi pour nous la saison pour partir vers une destination lointaine et découvrir d'autres abeilles, d'autres traditions, et, avec un peu de chance, de récupérer assez d'objets ou photos pour créer une nouvelle exposition dans notre Musée et vous faire partager notre passion.....

Comment devenir un apiculteur ?

 

Le miel que nous mangeons lors de notre petit déjeuner, ou dans les plats que nous adorons est l’œuvre des abeilles. Mais elles ne travaillent pas seules, il faut aussi qu’une personne s’occupe d’entretenir leur nid, de les nourrir et de récolter leurs productions. L’éleveur d’abeille est appelé apiculteur et pour en devenir un, certaines conditions et connaissances particulières sont importantes. C’est un métier à grand débouché et qui joue un rôle essentiel dans le développement économique d’une région.

 

Le métier d’apiculteur

Parmi les premiers rôles de l’apiculteur, il a en charge de prendre soin des abeilles. Pour cela il doit veiller à ce que les conditions nécessaires pour leur survie soient bien remplies. Il a comme activité d’entretenir les ruches, de surveiller la production de miel ainsi que la ponte et la santé des abeilles. Quand c’est nécessaire, il doit augmenter le nombre de ruches pour accueillir les nouveaux essaims. L’apiculteur s’occupe également de garder un œil sur la multiplication de la colonie soit par un essaimage artificiel soit par un essaimage naturel. L’enfumage aussi fait partie des attributions de l’apiculteur en dehors de la récolte de miel et la transformation des produits. Ce métier ne se limite pas à élever des abeilles, on attend aussi de lui qu’il vende et gère la production. Il installe et déplace les essaims tout comme il peut donner des conseils sur les techniques diverses en apiculture.

Selon les saisons et leur activité les ruches ont plus ou moins besoin de soins et d’attention. Le travail de l’apiculteur est de bien connaître le rythme de la vie de la colonie et de rester à l’écoute de son développement et de son évolution sans pour autant la déranger.

 

 

Deux indispensables visites au printemps

 

En février, mars, c’est le moment de la première visite de l’année après l’hivernage. Il n’y a pas de date précise, veillez simplement à ce que la thermomètre extérieur affiche au moins 15°C, il ne faut pas refroidir brutalement le couvain.

 

 

 

C’est d’ailleurs la première chose que vous devez alors vérifier : la taille et la qualité du couvain, s’il est bien serré au centre et qu’il est étendu sur trois cadres au minimum. Si ces conditions sont remplies, la colonie se porte bien, sinon la colonie peut avoir besoin de vos soins.

 

Un mauvais état du couvain peut être le signe que la reine est défaillante ou trop vieille et qu’elle doit être changée. La colonie est peut-être seulement faible et a besoin d’être renforcée ou assemblée à une autre colonie pour former une colonie forte, capable de subsister. Vous devez également vérifier si les provisions de miel sont suffisantes ou si la colonie a besoin d’un complément : sirop, miel…

 

Pour diagnostiquer le problème, observer bien la colonie et faites confiance à votre connaissance de celle-ci, souvent garante des meilleures décisions.

 

C’est aussi lors de cette première visite de printemps qu’il est recommandé de nettoyer les planchers des ruches.

 

Aux beaux jours, en mai, juin, l’apiculteur a de nouvelles préoccupations il doit éviter que les colonies n’essaiment (ce point fera l’objet d’un article plus détaillé très bientôt). Si la saison et la floraison s’annoncent bonnes il doit ouvrir plus largement les portes et placer des hausses pour laisser toute la place nécessaire à une production abondante de miel. Il pourra même très vite récolter le miel de printemps. Cette période est aussi l’occasion de remplacer les vieux cadres par du neuf avant qu’ils ne soient pleins. On conseille, pour ne pas trop perturber la colonie de les renouveller à raison de trois par an.

 

L’été, le temps de la récolte

 

 

 

En juin, il faut s’assurer que la ruche ait un point d’eau à proximité, élément indispensable aux abeilles pour maintenir une température correcte à l’intérieur de la ruche et produire leur miel dans les meilleures conditions. En juillet, les hausses sont lourdes et le temps de la récolte est venu. L’apiculteur peut goûter au fruit de ses soins et mettre en pot sa délicieuse gourmandise dorée. Mais ce n’est pas une raison pour oublier les ruches. Il faut déjà les préparer pour l’hiver. Regrouper les colonies faibles et fortes, nourrir la colonie de sirop au compte goutte pour stimuler la ponte de la reine pour sa période la plus faste.

 

A l’automne, préparation à l’hivernage

 

 

 

Pour survivre pendant l’hiver une colonie a besoin d’environ 18 kg de miel, si les réserves sont inférieures à ce niveau, c’est à l’apiculteur de compléter ce manque par du miel, du sirop ou encore du candi, en le donnant assez tôt pour que les abeilles puissent le mettre au chaud avant les grands froids. Il faut aussi réduire la taille des entrées pour garder la température intérieure, veillez à ce que l’environnement ne puisse venir déranger leur fragile subsistance hivernale : couper les branches fragiles à proximité, protéger les petites maisons contre les pics-verts (papier bulle, polystyrène).

 

En hiver, un mot d’ordre « ne pas déranger »

 

En hiver, le travail de l’apiculteur devient limité : surveiller de loin, protéger des intempéries et surtout éviter de déranger. Toute intrusion dans la ruche risquerait de perturber l’effort collectif de la colonie pour augmenter la température. Vous pouvez éventuellement profiter d’une journée plus douce pour glisser du candi dans le nourrisseur mais votre rôle s’arrête là. Il faudra attendre février pour retourner les embêter…

 

Petit plus : Toutes les techniques apicoles basiques peuvent s’apprendre auprès d’un rucher école ou d’un autre apiculteur.

La ruche au printemps

Les abeilles

 Le réveil

Après l’engourdissement hivernal, le réveil de la ruche se prépare. Les abeilles ont besoin de nourriture pour développer la colonie.

 

Une bonne odeur

Une odeur agréable doit se dégager à l’ouverture de la ruche. Les abeilles font preuve d’une belle vitalité. Si elles semblent traîner, c’est signe de maladie ou de présence d’un parasite.

 

Une ruche en forme

Quand les abeilles occupent la quasi-totalité du corps de ruche, c’est le moment de poser une hausse. Les ouvrières cherchent à bâtir

de nouveaux rayons pour stocker leur miel. L’apparition de petits reliefs de cire au-dessus des cadres constitue un excellent signe de ce dynamisme.

 

La ponte de la reine

La reine recommence à pondre abondamment, si elle est assez jeune. Avec une reine âgée de 2 ou 3 ans, les générations suivantes risquent d’être clairsemées faute d’une ponte suffisante.

 

L’apiculteur

Évaluer la ponte

À la fin du premier hiver, puis des suivants, vérifiez la bonne santé de sa ruche. Commencez par l’examen visuel de la reine, évaluez les réserves de miel.

 

Nourrir la ruche

Comptez une dizaine de kilos de miel par ruche afin de redonner du tonus aux abeilles et qu’elles reprennent leur activité d’ouvrières.

 

Stimuler la ponte

Un sirop nourrissant revigore la souveraine et ses ouvrières. Préparez-le avec 1 kg de sucre semoule dissous dans 1 l d’eau tiède additionnée de 1/2 cuillerée à café de vinaigre de cidre, car cela facilite la digestion des abeilles.

 

Renouveler les cadres

Afin de prévenir les maladies, le renouvellement des cadres s’impose. Changez surtout ceux qui ont pris une teinte noire. Cela limite les risques de maladie ou d’essaimage. Remplacez quelques cadres, puis désinfectez-les.

 

Poser les hausses

Lorsque la ruche se développe avec entrain, il est temps de préparer la récolte estivale en posant une hausse. Ajoutez-en à partir de fin mars dans le Midi, jusqu’à mi-juin pour l’apiculteur montagnard.La ruche en été

Les abeilles

Le temps des butineuses

Le nid occupe plusieurs cadres, il est surtout composé de butineuses. C’est le temps de l’essaimage. Les reines vierges fécondées commencent à pondre.

 

Le travail des ventileuses

La colonie a besoin de se ventiler pour climatiser l’intérieur de la ruche. Les abeilles se placent à la sortie et battent des ailes, tête tournée vers l’entrée.

 

Des provisions

Surmontée d’une hausse aux alvéoles garnies de miel, la ruche s’est alourdie.

L’apiculteur

Le miel

Les récoltes s’étalent davantage en fin d’été, selon l’emplacement des ruches et leur environnement floral. Intervenez pendant une journée ensoleillée, sans vent,

et de préférence en fin de matinée. Les butineuses sont alors au champ, en quête de nectar et de pollen. Vérifiez que le cadre emmiellé est bien operculé. Si c’est le cas, placez-le dans votre hausse vide, sinon, repositionnez-le.?Chassez doucement les abeilles restantes avec une brosse. Récoltez avec calme et rapidité.La ruche ne doit pas rester ouverte trop longtemps, sinon la colonie devient agressive.

 

Les essaims

Par temps chaud, le risque d’essaimage est multiplié.?Cela peut réduire considérablement vos récoltes.?Renouvelez les reines.?Déclinantes, elles sont plus essaimeuses.?Récupérez une grappe d’abeilles quittant la ruche, placez des hausses ou une ruchette à proximité, ou installez un piège.La ruche en automne et en hiver

Les abeilles

Sur les rayons, la ponte doit être abondante et resserrée grâce à l’apport de pollen. Les abeilles butinent les dernières fleurs : lierre, trèfle, arbousier… S’il y a un peu de miel dans les hausses, les ouvrières le descendent dans le corps de la ruche pour en profiter l’hiver. Les derniers faux bourdons sont éliminés. L’activité se réduit. L’énergie dépensée sert surtout à réguler la température.

L’apiculteur

Regroupez si nécessaire les colonies. Protégez la ruche contre les rongeurs, le vent, l’humidité et le froid. Entretenez les abords des ruchers (débroussaillez, élaguez…).